Dans la trajectoire récente de la commune de Dangbo, un moment s’impose désormais comme fondateur : l’audience accordée par le maire Hyacinthe Jesugnon AGON à la présidente du Festival international Zogben, Imelda BADA. Bien au-delà d’un simple échange institutionnel, cette rencontre a cristallisé une volonté commune de faire converger action publique locale et engagement diasporique autour d’un projet structurant : la 6ᵉ édition du Festival International Zogben.
Fraîchement porté à la tête de la commune en février 2026 , le maire Hyacinthe AGON incarne une nouvelle génération de gouvernance locale, attentive aux mutations contemporaines et résolument tournée vers l’ouverture. Cette audience en a été l’illustration la plus manifeste. Par son écoute, sa disponibilité et sa volonté d’accompagnement, l’édile a posé les bases d’une collaboration stratégique avec une diaspora béninoise de plus en plus structurée et influente.
Face à lui, Imelda BADA, figure engagée de cette diaspora, n’est pas venue en simple porteuse d’événement, mais en actrice d’un projet global. Le Festival International Zogben, lancé officiellement à Bordeaux le 28 mars dernier, dépasse en effet le cadre culturel pour s’inscrire dans une dynamique de reconnexion, de circulation des idées et de valorisation des territoires. L’audience a ainsi permis d’aligner les visions, de consolider les orientations et d’inscrire Dangbo au cœur de cette ambition internationale.
Ce dialogue direct entre les deux personnalités a révélé une compréhension partagée des enjeux. D’un côté, une commune riche de son identité, située dans une vallée historiquement tournée vers les échanges ; de l’autre, une diaspora désireuse de contribuer concrètement au développement du pays. Entre les deux, une passerelle : la culture comme levier de transformation.
L’ouverture du maire apparaît ici comme un facteur déterminant. En accueillant favorablement cette initiative, en facilitant son ancrage territorial et en engageant un dialogue franc avec ses promoteurs, il inscrit Dangbo dans une logique nouvelle : celle d’un territoire qui s’ouvre, qui attire et qui coopère. Cette posture politique, loin d’être anodine, marque une évolution significative dans la manière dont les collectivités locales béninoises envisagent leur rôle.
Les retombées attendues sont à la mesure de cette ambition. Sur le plan économique, la tenue du festival du 23 au 26 juillet 2026 devrait générer une activité accrue pour les acteurs locaux, stimulant les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de l’artisanat et des services. Sur le plan symbolique, Dangbo bénéficie d’une visibilité nouvelle, s’inscrivant progressivement dans les circuits du tourisme culturel et des grandes rencontres diasporiques. Sur le plan stratégique enfin, cette dynamique ouvre la voie à de futurs partenariats, investissements et initiatives structurantes.
Mais l’essentiel réside sans doute dans la portée immatérielle de cette audience. Elle consacre une évolution profonde dans la relation entre le territoire et sa diaspora. Celle-ci n’est plus perçue comme un prolongement lointain, mais comme une composante active du développement local. À travers cette rencontre, Dangbo affirme une ambition claire : devenir un point de convergence, un espace de reconnexion où se rencontrent les trajectoires d’ici et d’ailleurs.
Le Festival International Zogben, fidèle à son essence celle d’une « lumière » qui éclaire et rassemble trouve ainsi dans cette collaboration un ancrage politique et territorial solide. L’audience entre Hyacinthe AGON et Imelda BADA en constitue le socle. Elle marque le passage d’une intention à une dynamique concrète, d’un projet à une vision partagée.
Dans un monde où les territoires cherchent à exister au-delà de leurs frontières, Dangbo fait le choix de l’ouverture. Et dans cette ouverture, la diaspora devient non plus une mémoire éloignée, mais une force vive, un partenaire stratégique, un levier d’avenir.
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